Quelqu’un cherche un électricien à Saint-Paul un mardi à 18 heures. Il ouvre trois sites, passe trente secondes sur chacun, et appelle celui qui a répondu le plus vite à trois questions : est-ce bien son métier, est-ce qu’il vient jusque chez moi, comment je le joins.
Un site d’artisan ne sert qu’à cela. Voici ce qu’il faut y mettre pour que le téléphone sonne, ce que la loi vous demande d’afficher, et ce que vous pouvez laisser de côté sans regret.
Un site d’artisan sert à être appelé, pas à être lu
Personne ne lit le site d’un plombier comme on lit un magazine. On y vérifie deux ou trois choses, puis on appelle, ou on passe au suivant.
Tout ce que vous mettez sur votre site se juge donc à une seule question : est-ce que cela rapproche le visiteur de l’appel, ou est-ce que cela l’en éloigne ?
Quand nous avons construit le site de Meunier Assistance Automobile, qui enlève les épaves partout sur l’île, nous avons fait une seule page, sans aucun formulaire. Le numéro figure dans l’en-tête, en haut de la page, dans les trois étapes et dans le bloc final. Quand une épave traîne devant chez soi, on ne remplit pas un formulaire. On appelle.
Votre métier n’est peut-être pas aussi urgent. Le principe reste le même.
Sur le premier écran : votre métier, votre zone, votre numéro
Le haut de la page d’accueil est la seule partie que tous vos visiteurs voient. Il doit porter trois informations, sans avoir à faire défiler.
- Votre métier, dans les mots du client. « Plombier chauffagiste », pas « solutions sanitaires et thermiques ». Personne ne tape la seconde formule dans Google.
- Votre zone. « Saint-Pierre et tout le Sud », « l’Ouest, de La Possession à Saint-Leu », « toute l’île ». À La Réunion, c’est souvent la première chose qu’on vérifie : personne n’a envie d’appeler pour s’entendre dire que c’est trop loin.
- Votre numéro, cliquable. Un appui du pouce et l’appel part. Ajoutez un lien WhatsApp : beaucoup de clients préfèrent envoyer une photo du problème avant d’appeler.
Faites le test sur votre propre téléphone. Si le numéro n’apparaît pas sans faire défiler, il est trop bas.
Vos prestations, nommées comme on les cherche
Une liste de prestations fait deux métiers à la fois. Elle dit au client que vous faites bien ce qu’il lui faut, et elle dit à Google sur quelles recherches vous montrer.
Nommez chaque prestation précisément : « remplacement de chauffe-eau solaire », « pose de terrasse en bois », « mise aux normes d’un tableau électrique ». Deux ou trois lignes par prestation suffisent : ce que vous faites, pour qui, et sous quel délai vous intervenez.
Si vous pouvez donner un prix de départ, donnez-le. Un « à partir de » trie les demandes avant qu’elles n’arrivent, et vous évite les déplacements pour des devis qui ne mènent nulle part. C’est ce que nous faisons nous-mêmes : nos tarifs sont affichés.
Des photos de vos chantiers, pas d’une banque d’images
Un carreleur en casque blanc qui sourit devant un mur parfaitement éclairé : tout le monde a déjà vu cette photo, et personne n’y croit.
Vos photos à vous valent mieux, même prises au téléphone. Photographiez l’avant et l’après, du même endroit, en plein jour. Ajoutez une légende avec la commune et le type de travaux : « Rénovation de salle de bain, Le Tampon ». Cette légende rassure le client du Tampon, et elle aide Google à comprendre où vous travaillez.
Six à dix chantiers suffisent. Mieux vaut six vrais chantiers que trente images qui se ressemblent.
Les preuves qui rassurent avant le devis
Faire entrer un inconnu chez soi demande de la confiance. Votre site doit la donner avant le premier appel.
- Vos avis Google. Affichez-en quelques-uns, avec le prénom et la commune. Le client ira les vérifier de toute façon, autant les lui montrer.
- Votre assurance. Si vos travaux relèvent du bâtiment, l’assurance décennale est obligatoire et figure déjà sur vos devis et vos factures. Mettez-la aussi sur le site, avec le nom de l’assureur.
- Vos qualifications, si vous en avez : RGE, Qualibat, diplôme, titre de maître artisan.
- Votre ancienneté et votre visage. Depuis quand vous exercez, et une photo de vous ou de l’équipe. On appelle plus facilement quelqu’un qu’on a déjà vu.
Ce que la loi vous demande d’afficher
Tout site professionnel doit comporter des mentions légales, même s’il ne vend rien en ligne. Pour un artisan, elles tiennent en quelques lignes : votre nom ou celui de l’entreprise, votre adresse, un téléphone et une adresse e-mail, votre numéro d’immatriculation, et le nom et les coordonnées de l’hébergeur du site.
Si votre site comporte un formulaire de contact, ajoutez une phrase qui dit ce que vous faites des informations reçues.
C’est une page discrète, en pied de site. Demandez à votre prestataire de la prévoir dès le devis.
Ce que vous pouvez laisser de côté
Un site d’artisan gagne à être court. Voici ce que vous pouvez retirer sans rien perdre.
- Le blog, si personne ne l’alimente. Un dernier article vieux de deux ans donne l’impression d’une entreprise à l’arrêt. Un blog se tient, ou se confie.
- Le carrousel d’images en haut de page. Il ralentit le site et repousse votre numéro vers le bas.
- Le formulaire à dix champs. Nom, téléphone, message : trois champs suffisent. Chaque champ ajouté vous fait perdre des demandes.
- La page « notre philosophie ». Deux phrases sur vous dans la page d’accueil font le même travail.
- Les icônes de réseaux que vous n’animez pas. Un lien vers une page Facebook abandonnée envoie le client ailleurs, et il ne revient pas.
Combien de pages, et pour quel budget
Pour la plupart des artisans, quatre pages suffisent : accueil, prestations, réalisations, contact. Les mentions légales s’y ajoutent. Si votre activité tient en un seul geste, comme le dépannage, une seule page bien construite fait mieux que cinq.
C’est le périmètre de notre pack Essentiel : trois à cinq pages pour 300 €, livrées sept jours après réception de vos textes et de vos photos, avec le nom de domaine offert la première année. Si vous n’avez ni le temps ni l’envie d’écrire vos pages, le pack Premium à 590 € comprend leur rédaction. Le détail est sur notre page création de site internet.
Pour comparer avec d’autres devis, nous avons détaillé ce que coûte vraiment un site internet à La Réunion, poste par poste. Reste la question de l’endroit où votre site est hébergé, et de ce que cela vous coûte chaque année : nous expliquons pourquoi nous hébergeons tous nos sites chez LWS.
On construit le vôtre ?
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