Projet Mader'oker, le flyer
  • Branding

Mader'oker, le flyer

Une photo, une phrase, et les tarifs au dos

Client

Mader'oker

Date

juil. 2025

Un flyer se lit en trois secondes, dans une main, souvent debout. Tout ce qui ne tient pas dans ces trois secondes doit passer au dos.

Cédric Léonard

Cédric Léonard

Le défi Émilie exerce la madérothérapie à domicile, un massage aux instruments de bois que presque personne ne sait définir avant qu'on le lui explique. Elle avait dessiné son flyer elle-même, comme le font la plupart des indépendants qui démarrent. Le document disait tout, et c'était précisément son défaut. Le logo, les photos, la définition, les bénéfices et le numéro s'y disputaient la page sans qu'aucun ne l'emporte. Un flyer doit pourtant mener deux tâches de front. Il donne envie à qui ignore la discipline, et il répond aux questions de qui la connaît déjà. Celui-là se contentait d'énumérer, sans jamais installer la marque.

Projet Mader'oker, le flyer

Le recto ne défend qu'une seule idée

Nous avons donné toute la page à une photo sombre où l'on voit le geste et l'instrument. Elle explique mieux que ne l'aurait fait un long paragraphe : un regard suffit à comprendre qu'il s'agit d'un soin et non d'un appareil. Le logotype se pose par-dessus en blanc, suivi d'une phrase unique, « le soin du corps, le soin du cœur. » Elle annonce le bénéfice sans promettre de résultat, ce qui reste la bonne façon de parler d'un soin. La mention « Madérothérapie à domicile » vient ensuite, en plus petit, parce qu'elle nomme le service et non l'argument. Un point d'interrogation ouvre enfin trois puces en bas de page, qui disent ce que la madérothérapie produit. Trois lignes, des mots courants, aucun terme technique.

Rien d'autre ne figure sur cette face. Ni tarif, ni numéro, ni logo de réseau social : chaque élément ajouté aurait grignoté une seconde de lecture à la phrase principale. Le flyer précédent, lui, mettait tout sur le même plan.

Projet Mader'oker, le flyer
Projet Mader'oker, le flyer
Projet Mader'oker, le flyer

Le verso répond, et il chiffre

Le dos change franchement de registre, avec son fond clair et sa hiérarchie de carte de restaurant. Les prestations y sont rangées par zone et par durée, le prix aligné à droite au bout d'une ligne de points. Les forfaits figurent juste sous la séance à l'unité, accompagnés de leur prix ramené à la séance. Ce petit calcul, fait à la place du lecteur, décide bien plus sûrement qu'un argumentaire. Les coordonnées tiennent dans une arche verte qui reprend la courbe du logotype. Elle sert de repère : on sait où chercher le numéro sans relire la page.

Le fichier est parti chez l'imprimeur avec ses fonds perdus et ses traits de coupe. Un flyer livré sans cette préparation revient rogné de travers, quand il ne reste pas bloqué au prépresse.

Voir plus

contactez nous

Donnez vie à votre vision

Ne laissez pas votre projet dormir dans un coin.
Écrivez votre histoire!

Cédric Léonard