Le point de départ n'était pas une planche de tendances. C'était un chien, une photo, et un collier rouge.

Cédric Léonard
Le défi King Bourbon se présente avec une phrase qui dit déjà tout, « Chez nous les animaux sont rois ». Restait à lui donner un visage. Le brief n'était pas une note d'intention, c'était un animal. Une photo, un pelage noir, blanc et fauve, un collier rouge : toute l'identité devait sortir de là. Une contrainte s'y ajoutait. Il fallait un signe assez typé pour se reconnaître au premier coup d'œil, et assez simple pour tenir aussi bien dans le dos d'un sweat que sur une étiquette de col de trois centimètres.

Chaque élément vient de l'animal ou du nom
Le logo reprend le chien trait pour trait en le stylisant. On y retrouve la tête de trois quarts, les oreilles tombantes, la tache fauve sur la joue et le blanc du chanfrein. S'y ajoutent les deux attributs qui font le nom, une couronne dorée et des lunettes rondes qui lui donnent son air. Le collier rouge de la photo devient une ligne. Un seul trait court sous le museau et referme le dessin. La typographie, Run Englich, présente des angles cassés qui tiennent de la gravure. KING passe sous une petite couronne, BOURBON suit dessous, et la signature se pose en italique, terminée par un paraphe. La palette tient en quatre valeurs, le noir, un gris anthracite, un rouge vif et un jaune d'or.
Le logo est décliné pour fond clair et pour fond sombre, les deux versions livrées ensemble. Rien n'est décoratif dans ce dessin, puisque chaque élément vient soit de l'animal, soit du nom.



L'identité posée sur ce que la marque diffuse
Une planche ne prouve rien. Un logo se juge porté. Le dossier le montre donc appliqué à ce que la marque vendra vraiment : des sweats blanc et noir, avec le petit logo sur le cœur devant et le grand dans le dos, un hoodie vert, un tote bag en toile écrue et une casquette. Deux applications comptent autant que les vêtements. L'étiquette tissée du col vient d'abord, où le wordmark tient seul, sans le chien. Les cartes de visite suivent, déclinées en noir et en blanc.
C'est là que le dessin fait ses preuves. En grand dans le dos d'un sweat comme en tout petit sur une étiquette, il reste lisible.




