Un investisseur ne lit pas une plaquette de la même façon qu'un article. L'un, c'est la marque qui parle d'elle. L'autre, c'est un tiers qui la juge digne d'une page.

Cédric Léonard
Le défi ERIGE arrivait sur le marché avec un produit que personne n'attendait. Ses vêtements de ville portent une couture qui ramène naturellement le dos en bonne position, sans attelle ni contrainte visible. La marque avait sa stratégie de contenus, son site et sa boutique en ligne. Il lui manquait la seule chose qu'on ne peut pas écrire soi-même. Geoffroy Fourrier préparait alors l'ouverture de son capital. Face à un investisseur, une marque jeune souffre toujours du même angle mort : tout ce qu'on peut lire sur elle, c'est elle qui l'a écrit.

L'angle n'est pas le produit, c'est l'homme
Nous avons travaillé la parution dans un magazine économique régional diffusé dans tout l'océan Indien, sur sa rubrique consacrée aux parcours d'entrepreneurs. Le récit retenu est celui du fondateur. Ancien agent de sécurité en Suisse, un métier qui impose de rester debout des heures durant, il a transformé en vêtement la contrainte qu'il avait subie. Une rubrique de portraits accueille ce genre d'histoire sans difficulté, là où un communiqué sur une gamme d'activewear ne serait jamais entré.
Le reste du dossier de presse apportait les preuves : conception française, durabilité, discrétion du dessin, adaptabilité aux environnements professionnels. L'article reprend ces points, avec ses propres mots.



Ce qu'un article fait qu'une publicité ne fait pas
La page est signée par la rédaction et non par la marque. Elle porte donc ce qu'aucun budget publicitaire n'achète, le jugement d'un tiers, et un investisseur ne cherche rien d'autre quand il évalue une jeune entreprise. L'article cite le travail de digitalisation mené avec notre équipe, la boutique en ligne et la vente sur l'ensemble du territoire français. Il se termine sur l'ambition d'une diffusion au-delà de l'Hexagone. La trajectoire se trouve ainsi écrite noir sur blanc, par quelqu'un d'autre que nous.
Une parution se réutilise longtemps après sa sortie, dans un dossier d'investisseurs, dans une revue de presse sur le site ou dans une signature de courriel. Le tirage passe, la page reste.




