Le point de départ n'était pas un logo à retoucher. C'était un nom à changer, et un métier à faire remonter en gamme.

Cédric Léonard
Le défi Le point de départ n'était pas un logo à retoucher mais une marque à refaire. L'entreprise s'appelait Teck Teck Terrasses, et son enseigne, composée de rondins, de feuilles et d'un oiseau, rendait le métier plus rustique qu'il ne l'est. Le métier de Nicolas consiste à redonner vie aux terrasses en bois, et il réclame de la rigueur, de la technicité et de la confiance. Le cahier des charges tenait en deux lignes : un nouveau nom, Boiséa Terrasse, et une image à la hauteur de son savoir-faire.

Un monogramme tracé d'un seul trait
Quatre mots ont cadré le travail, luxueux, confiance, qualité et premium. Tout le reste en découle. Le signe est un monogramme où le A et le B se lient en un tracé continu, fin, dessiné d'un seul geste. Il ne doit rien au hasard : sa construction suit la spirale d'or, et la présentation montre la grille qui l'a produit. Un point vert vient s'y poser, seule couleur de l'ensemble, pour évoquer le bois qui reprend vie. La typographie retenue est le Futura, une linéale géométrique dont les formes reprennent le cercle du monogramme. Posée en capitales espacées sous le signe, elle dit la rigueur sans en faire trop.
Le reste se passe de couleur, et ce choix répond à une raison pratique : un tracé unique se réduit, se grave et s'imprime partout sans jamais se casser. Face à l'enseigne de Teck Teck Terrasses, l'écart est total, puisqu'on passe du décor au signe et d'un nom qui décrit à un nom qui pose une marque.



L'identité à l'épreuve du réel
Un logo ne se juge pas sur un écran blanc. La présentation le décline donc sur quatre fonds, noir, gris brossé, bleu profond, et noir et or, pour vérifier qu'il tient en creux comme en relief, en clair comme en sombre. Elle le pose ensuite sur ce que l'entreprise utilise vraiment. Le tampon passe en premier, parce qu'il constitue le test le plus dur : à l'encre, sur papier, un tracé trop fin ou trop chargé disparaît. Celui-ci tient. La papeterie suit, en-tête de courrier et papiers d'entreprise, où le monogramme suffit à signer sans en rajouter. Une carte de visite ferme la marche, munie d'un QR code qui mène directement au site. Tendue sur un chantier, elle se transforme en visite.
C'est cette identité que le site a reprise ensuite, jusque dans sa palette et son monogramme.





